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Le texte de notre Bible est-il digne de confiance ?

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Le texte de notre Bible est-il digne de confiance ?

Message par Auteur du site le Ven 3 Aoû 2012 - 14:28

Le texte de notre Bible est-il digne de confiance ?

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citation pour quiconque n'a pas cet article remarquable: ***(réveillez-vous 22-10-1972) g72 22/10 p. 5-8 Le texte de notre Bible est-il digne de confiance ? ***

Le texte de notre Bible est-il digne de confiance ?
MALGRÉ le déclin rapide des Églises de la chrétienté, la Bible est toujours très populaire. C’est ce que démontre le fait que pratiquement chaque année de nouvelles traductions de la Bible sont publiées. Certaines atteignent rapidement un tirage de plusieurs centaines de milliers d’exemplaires, voire de plusieurs millions d’exemplaires.
Cependant, quelqu’un demandera : “Pourquoi continuer à publier de nouvelles traductions ? Nous avons la Bible Segond et la Bible de Crampon, ainsi que bien d’autres versions plus anciennes. Avons-nous besoin de nouvelles traductions ?”
Pourquoi de nouvelles traductions ?
De nouvelles traductions sont nécessaires pour de multiples raisons ; mais il y en a trois principales. Premièrement, la langue et la typographie ne cessent d’évoluer. C’est pourquoi les anciennes versions sont difficiles à comprendre.
La deuxième raison pour laquelle de nouvelles traductions bibliques sont publiées est que de nombreux documents manuscrits anciens ont été trouvés ces dernières années. Ces documents profanes permettent de mieux comprendre les langues originales dans lesquelles a été écrite la Bible, c’est-à-dire l’hébreu, l’araméen et le grec.
Il n’y a pas très longtemps encore, on pensait que de nombreux mots utilisés dans les Écritures grecques chrétiennes étaient, pour ainsi dire, spécifiquement bibliques. Or, on a trouvé récemment des textes profanes, tels que des actes, des documents officiels et même des reçus, utilisant ces mots. En examinant de quelle façon ces termes étaient employés dans ces documents profanes, il a été possible de traduire certains passages d’une manière plus précise.
La troisième raison est la découverte d’un nombre toujours plus grand de manuscrits bibliques anciens. Rien que pour les Écritures grecques chrétiennes, les biblistes disposent actuellement de plus de 4 600 copies manuscrites en langue grecque, contenant le texte biblique en entier ou en partie ; en outre, il existe plus de 8 000 copies en latin et environ 1 000 copies en d’autres langues. Durant les quarante dernières années, il y a eu trois découvertes importantes de manuscrits qui sont d’un intérêt tout particulier pour les traducteurs modernes de la Bible.
Il y eut tout d’abord la découverte d’un certain nombre de manuscrits bibliques sur papyrus datés du second au quatrième siècle de notre ère et qui furent acquis en 1930 par sir Alfred Chester Beatty. Puis, à partir de 1947, plus de 40 000 fragments de manuscrits furent découverts dans plusieurs grottes proches de la mer Morte ; parmi eux se trouvait une centaine de manuscrits bibliques. Ils renferment, en partie ou en entier, tous les livres des Écritures hébraïques, sauf celui d’Esther. Le plus célèbre de ces manuscrits est le rouleau de la mer Morte “A” contenant le livre d’Ésaïe. La troisième découverte récente est celle de quelques papyrus que l’on croit dater de l’an 200 de notre ère environ. Ces papyrus ont été acquis par la librairie Bodmer de Genève.
Si ces découvertes sont importantes, ce n’est pas dû à des variantes très grandes dans les manuscrits récemment mis au jour, ce qui rendrait nécessaires de grands changements dans le texte biblique. Bien au contraire, les différences ne sont que minimes. Cependant, si vous êtes un admirateur enthousiaste de Shakespeare, l’altération d’un seul mot du texte d’Hamlet serait très grave pour vous, bien que cela ne changerait absolument rien aux personnages, à l’intrigue et au dénouement.
Pareillement, pour un étudiant de la Bible, le changement d’un seul mot peut être important pour ce qui est de l’intelligence d’un verset biblique, sans pour autant changer une doctrine ou une interprétation fondamentale.
Toutefois, certains pourraient se poser ces questions : “Si un traducteur de la Bible désire utiliser tous ces documents récemment découverts, comment peut-il examiner chaque verset dans tous les manuscrits disponibles ? Une vie entière ne serait-elle pas insuffisante ?”
Comment on établit un texte
Heureusement, le traducteur de la Bible ne doit pas examiner personnellement chaque manuscrit. Des biblistes, tels B. F. Westcott et F. J. A. Hort, Eberhard Nestle et Rudolf Kittel, ont examiné les traits distinctifs et les variantes de chaque manuscrit important et ont établi ce qu’on appelle un “texte” en langue originale.
Le “texte” ainsi préparé renferme la meilleure leçon que l’on puisse obtenir à partir de tous les manuscrits. Il y a souvent des notes marginales qui indiquent les lettres et les abréviations désignant les manuscrits, les versions qui soutiennent la leçon choisie ainsi que des détails sur toute autre leçon importante pouvant être retenue.
Ces biblistes ne s’intéressent pas à la traduction de la Bible en d’autres langues, mais se contentent d’établir le texte dans la langue originale.
C’est alors que le traducteur de la Bible entre en scène. Son travail consiste à traduire le texte original en d’autres langues. Il est aidé par tous les renseignements que les biblistes ont réunis.
La "critique" textuelle
Cette critique textuelle concerne le travail des biblistes qui ont établi un “texte” en langue originale sur la base duquel travaillent les traducteurs. On parle souvent de “basse critique” pour la distinguer de la “haute critique” dans le sens de critique rationaliste. Son but étant de rétablir le texte original des rédacteurs bibliques, il s’agit d’une critique constructive et non pas négative.
Pour illustrer le travail des biblistes, considérons, par exemple, le texte biblique de I Timothée 3:16. La Bible de Darby le rend ainsi : “Dieu a été manifesté en chair.”
Toutefois, la plupart des traductions modernes le traduisent de cette façon : “Il [celui qui] a été rendu manifeste dans la chair.” Pourquoi cette différence ? Pourquoi les traducteurs modernes ont-ils remplacé “Dieu” par “Il” ? Parce que les biblistes ont rétabli le texte original.
L’ancienne contraction du mot “Dieu” était représentée en grec sous la forme ΘC tandis que le mot “qui” s’écrivait OC en caractères onciaux ou en capitales. Vous voyez donc qu’il était facile de transformer le mot “qui” en “Dieu” ; il suffisait de mettre une barre horizontale dans le “O” et un trait horizontal au-dessus des deux lettres. Certains manuscrits anciens renfermaient cette altération. [Pour l’orthographe grecque, voir la publication]
Les biblistes ont révélé cette altération. Dans leurs Notes sur les leçons choisies Westcott et Hort indiquent que cette altération ne se trouve que dans les manuscrits postérieurs à la fin du quatrième siècle de notre ère.
C’est le cas du célèbre manuscrit Alexandrinus, datant du cinquième siècle, qui se trouve au British Museum ; un examen au microscope a révélé que la barre dans le “O” et le trait horizontal avaient été ajoutés ultérieurement.
Les biblistes sont également en mesure de retrouver d’autres altérations ou des fautes. Pour cela, ils disposent de divers indices. Citons, par exemple, la confusion de lettres qui paraissent très semblables, l’omission ou la répétition de phrases par le copiste qui s’est trompé de ligne, ainsi que l’introduction d’une glose marginale dans le texte lui-même.
Des copies très méticuleuses
L’existence de telles fautes peut amener quelqu’un à se demander : “Ces fautes ou ces variantes sont-elles courantes dans les manuscrits ? Étant donné qu’on ne dispose d’aucun écrit original des rédacteurs bibliques, comment pouvons-nous être surs que les anciens manuscrits sur lesquels les biblistes travaillent sont exacts ?”
Il est vrai que lorsqu’un texte est recopié de nombreuses fois, des erreurs peuvent facilement s’y glisser. Toutefois, il est important de savoir que les copistes des Écritures contrôlaient et corrigeaient leurs copies avec un soin méticuleux.
Les scribes hébreux étaient particulièrement respectueux du texte. Ils le recopiaient avec un soin extrême. Pour vérifier leurs copies, ils comptaient le nombre de lettres de chaque partie et même le nombre de fois où certaines lettres étaient utilisées.
Ils n’écrivaient aucun mot de mémoire. Quand un scribe écrivait le nom de Dieu, [[YHWH]] Jéhovah ((en français/issu du latin)), il ne devait pas prêter attention à quiconque lui parlait, même s’il s’agissait d’un roi. Quand un manuscrit était terminé, il était vérifié ou contrôlé par des correcteurs.
Des copies manuscrites grecques renferment des preuves que ce travail de correction était bien fait. C’est ce que démontre, par exemple, le célèbre codex Sinaiticus, reproduisant entre autres la Septante grecque et datant du quatrième siècle.
Au-dessus d’une page contenant le chapitre treize de la première lettre aux Corinthiens, le correcteur a ajouté dans la marge un passage qui avait été omis par erreur. Dans le texte, il a indiqué par des flèches l’endroit où ce passage doit être inséré.
Parlant des conséquences de tels soins scrupuleux, Hort déclara : “L’immense majorité des mots du Nouveau Testament sont au-dessus de tout processus discriminant de la critique, parce qu’ils sont exempts de variantes et sont à transcrire tels quels.
Si on fait abstraction des variations insignifiantes (...), nous sommes d’avis que le nombre de mots qui soulèvent encore des doutes ne peut guère représenter que la millième partie de tout le Nouveau Testament.”
Le bibliste sir Frederic Kenyon fit cette déclaration rassurante dans l’introduction de ses sept volumes sur les “Papyrus bibliques Chester Beatty” :
“Cet examen [des papyrus récemment découverts et datés du second au quatrième siècle] nous permet de tirer une première conclusion importante et satisfaisante, savoir qu’ils confirment l’exactitude générale des textes déjà existants. Ils ne présentent aucune variante frappante ou fondamentale, que ce soit dans l’Ancien ou le Nouveau Testament. Il n’y a ni omission ni addition importante, et aucune variante n’affecte des doctrines ou des faits de première importance. Les variations du texte ne concernent que des choses mineures, telles que l’ordre de certains mots ou les termes précis utilisés.”
La découverte récente du rouleau “A” d’Ésaïe, dit de la mer Morte, daté approximativement de l’an 100 avant notre ère, démontre que le soin avec lequel les copistes ont travaillé a permis d’éliminer pratiquement toute erreur.
En effet, ce rouleau est plus vieux de mille ans que les plus anciennes copies hébraïques du livre d’Ésaïe disponibles avant cette découverte. Or, si l’on compare ces deux sources, il n’y a que quelques différences.
C’est pourquoi, dans son livre Les manuscrits de la mer Morte, le professeur Millar Burrows fit cette remarque : “Le peu d’altérations que le texte a subi dans une période de près de mille années provoque vraiment la surprise.”
Sont-ils vraiment si vieux ?
Cependant, quelqu’un demandera peut-être : “Comment peut-on être sûr que les rouleaux de la mer Morte et les autres manuscrits découverts sont si vieux ? Y a-t-il vraiment des preuves permettant de déterminer leur âge ?”
Certainement. La paléographie, la science des écritures anciennes, nous fournit des preuves remarquables. Comme les langues, l’écriture varie avec le temps et l’époque. La datation de documents anciens est souvent faite grâce à la paléographie. Prenons un exemple.
Dans le rouleau d’Ésaïe “A” dit de la mer Morte, les deux lettres hébraïques waw et yod sont à peu près semblables. C’était le style d’écriture des premier et deuxième siècles avant notre ère ; mais plus tard, la lettre yod était nettement plus petite que la lettre waw. Ce n’est là qu’un exemple montrant comment l’étude de l’écriture peut aider à dater un manuscrit.
Évidemment, quelqu’un peut essayer de falsifier un manuscrit ancien, afin de le faire paraître plus vieux. Au dix-neuvième siècle, une ou deux personnes ont essayé de le faire. L’une d’elle était Constantin Simonides.
Mais des biblistes perspicaces l’ont confondu. Actuellement, la datation au carbone 14, bien que n’étant pas absolue, contribuerait à dévoiler toute supercherie. Cependant, l’étude attentive d’un manuscrit reste toujours le meilleur moyen de déterminer son âge et de dévoiler toute tentative frauduleuse.
Les photographies d’anciens manuscrits, sous la forme de microfilms ou de fac-similés, ont considérablement aidé les biblistes. Dans le monde entier, ceux-ci sont en mesure d’étudier attentivement les manuscrits.
Ainsi il y a vraiment peu de chances pour qu’une supercherie échappe à leur attention. En réalité, il est beaucoup plus facile d’imprimer de faux billets de banque, car il suffit que le faussaire soit techniquement très habile ; il n’a pas besoin de connaître la paléographie.
Des raisons d’être confiant
On voit donc que l’étude des manuscrits anciens est une véritable science qui devient chaque année plus exacte. Si elle est faite sur une base sûre et d’une manière impartiale, toute nouvelle traduction de la Bible ne peut être que plus pure et plus exacte. Ainsi les biblistes modernes nous donnent toute raison de croire que la Bible nous est parvenue pratiquement sans la moindre altération.
Évidemment, cela ne doit pas nous étonner. Le Dieu tout-puissant [[YHWH]] lui-même a sans aucun doute veillé à ce que sa Parole nous parvienne fidèlement après toutes ces années.
De quelque façon que nous la considérions, l’exactitude de la Bible ne peut être mise en question.
[Encadré, page 8]
(Voir la publication)
La façon d’écrire les lettres hébraïques variait selon la période de rédaction du manuscrit. Les différences d’écriture aident les biblistes à dater les manuscrits. Remarquez cette différence dans les deux exemples suivants :
[Graphisme — Caractères
hébreux archaïque] יהוה
Le nom divin dans Le nom divin dans
le rouleau d’Ésaïe “A”. un manuscrit daté
(en. 100 av. n. è.) de 895 de n. è.


Dernière édition par NIKOLAJ TJ/TJC le Sam 22 Déc 2012 - 9:51, édité 1 fois (Raison : précisions)

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